RELIGION TRADITIONNELLE OU FOI BIBLIQUE ?

Devenir chrétien par la foi en Jésus Christ soulève immédiatement une question, celle de l’appartenance religieuse. Où se situer dans la diversité chrétienne ?

 

Un peu d’histoire de l’Église :

 Le christianisme a pris naissance dans la civilisation gréco-romaine de l’Antiquité qui connaissait à l’époque  des religions et philosophies multiples. Il est également issu du judaïsme, puisque à l’origine, le christianisme était une secte juive. La première église, l’église mère, est née à Jérusalem.

 

Très vite le christianisme du Christ et des apôtres a subi les diverses influences de son environnement. Des hérésies issues de la civilisation gréco-romaine ont rapidement influencé la pensée chrétienne, tel le gnosticisme. Le judaïsme s’est également infiltré dans le christianisme. Les « Pères apostoliques » et « Pères de l’Église » ont lutté contre ces influences, mais il en est malgré tout resté des traces dans le christianisme officiel.

 

Par ailleurs, l’emprise de l’empire romain administratif et politique, s’est rapidement manifestée. La capitale de l’empire étant Rome, les premiers chrétiens ont jugé que cette cité devait également devenir la ville principale du christianisme. Il en est découlé une hiérarchie qui n’a pas toujours été salutaire.

 

Si dans les premiers siècles, les chrétiens, tout comme les Juifs, étaient rejetés et parfois persécutés par les empereurs romains, les choses ont changé au 4ème siècle, et pas forcément en bien, avec la conversion de l’empereur Constantin en 326 au christianisme. Avant Constantin, l’empereur était révéré comme l’un des multiples dieux de la mythologie romaine. Les Juifs et les chrétiens qui refusaient d’adorer l’empereur  étaient taxés d’athées ! A sa conversion, Constantin a donc voulu que les citoyens de l’empire aient la même religion que lui. Mais le monothéisme chrétien n’attirait guère les Romains habitués à vénérer leurs dieux préférés, et particulièrement les femmes qui voyaient ainsi disparaître les déesses à qui elles se confiaient pour leurs problèmes de maternité ou autres. C’est ainsi que l’on a commencé à monter en épingle la vie de certains chrétiens déclarés « saints » par l’église centrale de Rome, ainsi que la personne de Marie, mère de Jésus de Nazareth, qui n’est pas une personne divine. Les Romains pouvaient ainsi retrouver la diversité à laquelle ils étaient habitués. Constantin est également à l’origine de l’établissement de « lieux saints » vers lesquels débutèrent les pèlerinages.

 

Le problème, c’est que le christianisme était ainsi sorti du pur monothéisme biblique et se tournait de plus en plus vers la superstition.

 

Les choses empirèrent au Moyen Age. Le nom de « chrétien » dans le Nouveau Testament désigne un « disciple du Christ », mais durant des siècles, la piété soi-disant chrétienne s’est complètement détournée du Christ pour se reporter presque uniquement sur ceux que l’Église appelait des « saints », ce qui est une complète hérésie puisque Dieu seul est saint. Il y eut quelques chrétiens qui restèrent fidèles à Jésus Christ, principalement dans les monastères, mais dans l’ensemble la religion chrétienne officielle glissa de plus en plus dans la superstition avec le culte des saints et de Marie, l’adoration de reliques et les pèlerinages. Le Moyen Age est aussi l’époque de « la Légende Dorée » où l’on a inventé la « vie des Saints » pour soutenir la ferveur populaire.

 

Le christianisme alors s’était complètement éloigné de la révélation de Dieu, la Bible. Cette dernière n’était lue qu’en latin, langue que les populations occidentales ne connaissaient plus, et la lecture en était réservée aux érudits. En outre, la grande majorité du clergé était totalement ignorante. Les Bibles étaient en outre d’énormes livres manuscrits que le commun des mortels ne pouvait posséder, il n’en existait que dans les bibliothèques des monastères. Il était donc pratiquement impossible de revenir au christianisme d’origine, à la vérité biblique.

 

L’invention de l’imprimerie en Europe au milieu du 15ème siècle allait apporter une véritable révolution dans le christianisme. Les Bibles imprimées se répandirent et furent traduites dans les différentes langues occidentales, d’abord d’après la version latine de la Vulgate Latine, puis d’après les originaux hébreux et grecs. On redécouvrit alors le christianisme d’origine, celui de Jésus et des apôtres ; des voix nombreuses s’élevèrent pour dénoncer toutes les corruptions du christianisme officiel et demander que la « religion » revienne à ses origines.

 

L’Église catholique ayant refusé ce retour aux sources, une Église chrétienne dissidente vit le jour vers 1517, c’est le Protestantisme, basé sur une « réforme » du christianisme. Le premier nom donné aux protestants fut celui d’Évangéliques, car ils demandaient un retour au christianisme des Évangiles. La foi protestante déclarait que, conformément à l’Évangile, le salut ne peut s’obtenir que par la seule foi en Christ et non par l’appartenance à l’Église catholique.

 

Malheureusement, au 18ème siècle le protestantisme s’imprégna du rationalisme du Siècle des Lumières, et s’éloigna à son tour de la vérité biblique, rejetant en particulier tout fait miraculeux. Cette théologie dite « libérale » des églises réformées éloigna alors nombre de protestants désireux de rester fidèles au Dieu de la Bible.

 

C’est ainsi qu’au 19ème siècle, un renouveau protestant vit le jour en Europe et aux États-Unis. Il fut appelé « le Réveil » car son but était de « réveiller » les protestants endormis dans une religion traditionnelle, basée uniquement sur un rituel, mais dépourvue de la foi vibrante du 16ème siècle. C’est de ce mouvement de réveil que sont nées les Églises « évangéliques » qui ont repris l’appellation d’origine du protestantisme. Ces églises se sont diversifiées et regroupent aujourd’hui nombre de dénominations. Leur point commun est de réunir des protestants qui sont passés par la «  nouvelle naissance » en Jésus Christ et qui professent leur foi en lui.

 

 

La foi biblique:

 Les mots « foi » et « confiance » ont la même origine, le même sens. Avoir la foi, c’est faire confiance à Dieu, lui faire confiance en toutes choses. S’il a pris la peine, pendant des siècles, de mener à bien un plan de salut pour l’humanité, nous pouvons lui faire totalement confiance, lui seul, mieux que les hommes, connaît la solution au problème du mal.

 

Le but de la révélation de Dieu contenue dans la Bible, c’est de nous faire connaître la façon dont nous pouvons être « sauvés » des conséquences du mal que nous portons dans notre nature humaine. Le salut consiste à obtenir le pardon de nos péchés -les péchés étant le résultat du péché en nous- à être réconciliés avec Dieu afin de pouvoir entrer en relation avec lui et à recevoir la vie éternelle pour vivre avec lui à jamais. Dieu, parce qu’il est saint, ne supporte pas le mal, le péché. Le salut est donc la solution au mal.

 

Depuis l’institution d’Églises chrétiennes officielles, il y a toujours eu contradiction entre ce qu’enseignent ces Églises au sujet du salut et ce que Dieu enseigne dans sa révélation, la Bible.

 

Cela revient à dire qu’il existe  dans le christianisme deux formes différentes de salut, l’une révélée par Dieu, l’autre inventée par les hommes.

 

Les Églises officielles (catholique, orthodoxe, copte, etc.) enseignent que pour être « sauvé » le fidèle doit faire partie de l’Église, accomplir certains rites, recevoir des « sacrements » et faire de bonnes actions (œuvres). En somme, dans ces Églises, il faut mériter son salut. C’est le fidèle qui doit, tout au long de sa vie, tenter de mériter l’approbation de Dieu. Ce concept du mérite est un héritage du judaïsme de l’Ancien Testament, par lequel le fidèle devait respecter des commandements, obéir à la Loi, pour être agréé par Dieu.

 

Ceci n’est pas du tout ce que Dieu préconise ! Dieu a largement démontré, par tout l’enseignement de l’Ancien Testament, qu’aucun être humain n’est capable, par ses propres moyens, de se rapprocher de lui, d’effacer son péché, d’être reconnu comme « juste » (sans péché). C’est pour cela que Dieu a dû agir à la place des hommes, en leur procurant un salut parfait en la personne de Jésus Christ. Ce que les humains étaient incapables de faire, Dieu l’a fait pour eux.

 

Le salut ne se mérite pas, c’est un don gratuit accordé par Dieu à ceux qui mettent leur foi entière dans la rédemption procurée par Jésus Christ. Le salut biblique est basé sur les mérites du Christ, et non sur le mérite des personnes.

 

C’est pourquoi le salut tel que Dieu l’accorde s’appelle la grâce. C’est une grâce qu’il nous fait, un cadeau, et non quelque chose que nous méritons. En tant que pécheurs -et tous les hommes le sont- tout ce que nous méritons, c’est la mort.

 

Lisons ce que dit le Nouveau Testament dans  l’Épitre aux Romains, au chapitre 3 :

 

20  Personne ne sera déclaré juste devant Dieu parce qu’il aura accompli les œuvres demandées par la Loi. En effet, la Loi donne seulement la connaissance du péché.

21  Mais maintenant Dieu a révélé comment il nous déclare justes sans faire intervenir la Loi comme l’avaient annoncé les livres de la Loi et les écrits des prophètes.

22  Dieu déclare les hommes justes par leur foi en Jésus–Christ, et cela s’applique à tous ceux qui croient, car il n’y a pas de différence entre les hommes.

23  Tous ont péché, en effet, et sont privés de la glorieuse présence de Dieu,

24  et ils sont déclarés justes par sa grâce ; c’est un don que Dieu leur fait par le moyen de la délivrance apportée par Jésus Christ.

 

En théologie, cela s’appelle la justification par la foi. De par notre nature humaine nous ne sommes pas justes (sans péché), mais si nous croyons que par sa mort et sa résurrection le Christ a anéanti le pouvoir du péché pour nous personnellement, Dieu nous regarde comme justes. Nous ne pouvons être justifiés, sauvés, que gratuitement par la grâce de Dieu, et non par nos mérites.

 

 

Alors que dans le christianisme officiel, le fidèle ne sait jamais s’il recevra ou non la vie éternelle, puisque cela repose sur ses propres mérites, le croyant biblique possède l’assurance de la réconciliation avec Dieu, la certitude de la vie éternelle.

 

Loué soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus–Christ. Dans son grand amour, il nous a fait naître à une vie nouvelle, grâce à la résurrection de Jésus–Christ d’entre les morts, pour nous donner une espérance vivante. Car il a préparé pour nous un héritage qui ne peut ni se détruire, ni se corrompre, ni perdre sa beauté. Il le tient en réserve pour vous dans les cieux, vous qu’il garde, par sa puissance, au moyen de la foi. (1 Pierre 3:5)

 

Dieu n’a pas fait les choses à moitié, il n’a pas laissé les croyants en Christ dans l’incertitude, ils peuvent être sûrs et certains de leur avenir éternel. Un héritage que rien ne peut anéantir leur est réservé pour l’éternité. Après la nouvelle naissance, il est impossible de perdre le salut, parce que c’est Dieu qui nous le procure, et lui qui le préserve à notre place.

 

Il n’y a donc qu’une seule façon d’être chrétien :

 

-       Croire tout ce que Dieu nous révèle dans sa parole, la Bible.

-       Se reconnaître pécheur, puisqu’il déclare que nous le sommes tous.

-    S'en repentir sincèrement.

-       Recevoir Jésus Christ comme Sauveur personnel et Maître de notre vie.

 

Le christianisme n’est pas une religion (ensemble de rites) mais une relation avec une personne, Jésus Christ.

 

Il vaut donc mieux s’en remettre à Dieu seul, entendre ce qu’il a à nous dire dans sa révélation, la Bible, et suivre le chemin qu’il a lui-même tracé, plutôt que d’être égarés par le faux évangile des Églises officielles.

 

Jésus  dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (sous-entendu vie éternelle), il n’y a que le chemin qu’il nous montre lui-même qui est le bon. Les hommes sont pécheurs et faillibles, ils sont plus souvent dans l’erreur que dans la vérité.

 

Le plan de Dieu, élaboré au cours des siècles pour ramener les hommes à lui, indique magnifiquement que Dieu est un Dieu d’amour. Sa volonté de nous rendre justes, de vivre éternellement avec nous, est la manifestation d’un amour qui dépasse tout ce que nous connaissons sur le plan humain.

 

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