LE PROBLÈME DU MAL

 

Nous sommes continuellement confrontés à l’annonce de nouvelles catastrophes, de nouveaux malheurs. Le mal est partout, dans notre univers, dans la nature, dans l’être humain. Face à certains événements inacceptables,  la réaction habituelle est de s’exclamer :

 

S’il y avait un Dieu, il n’y aurait pas tant de mal !

 

Ce type de réflexion reflète une totale méconnaissance du Dieu de la Bible. En effet, comme nous l’avons vu dans les pages qui précèdent, Dieu à l’origine n’a pas créé un monde mauvais, au contraire, il a fait en sorte que tout soit bon et même très bon.

 

Le mal est entré dans le monde en raison de la rébellion des hommes contre Dieu, de leur désobéissance. Le mal n’est pas voulu par Dieu. Les premiers êtres humains ont fait un mauvais usage de la liberté que Dieu leur donnait, ils ont voulu être eux-mêmes des dieux (Genèse 3 :5). En raison de sa justice, Dieu ne pouvait laisser cette faute impunie. La conséquence a été :

 

-       La séparation de Dieu d’avec les hommes.

-       L’entrée du mal dans le monde.

-       La souffrance pour tous les humains.

-       La mort pour tous.

 

Dieu appelle le mal le péché. Le terme peut paraître démodé, et fait appel dans nos esprits à toute une imagerie ridicule qui n’a rien à voir à ce qu’est le péché dans la Bible.

 

Le péché désigne la nature humaine. La nature humaine, c’est que chacun porte en soi la possibilité, le pouvoir, de faire le mal. La nature humaine, c’est aussi la mort, nous naissons tous mortels.

 

La nature a également subi la conséquence de l’entrée du mal dans le monde (Genèse 3 :17 ; Romains 8 :20), le monde n’est plus le monde parfait du jardin d’Éden.

 

Il peut paraître injuste que nous subissions les terribles conséquences d’une faute que nous n’avons pas commise ! Mais interrogeons-nous sincèrement, n’aurions-nous pas agi de même ? Nous qui voulons toujours plus que ce que nous avons, n’aurions-nous pas voulu plus que ce que Dieu nous avait donné ? La vérité, c’est que nous sommes en tous points semblables aux tous premiers fautifs !

 

Donc, nous avons perdu nos privilèges, et le monde est devenu ce que nous connaissons, un monde où règne le mal.

 

Est-ce que l’entrée du mal dans le monde représente une défaite pour Dieu ? Est-ce que le pouvoir du mal surpasse le pouvoir de Dieu qui, dans ce cas, n’a pas pu atteindre le but recherché avec la création de l’homme ?

 

Bien évidemment non ! Dieu avait prévu la réaction d’êtres humains créés à son image et avait, avant même l’arrivée du mal, prévu une solution, un plan de salut pour l’humanité.

 

On peut aussi se demander pourquoi Dieu a permis que le mal vienne corrompre sa parfaite création. La véritable réponse, c’est que nous ne savons pas, Dieu ne nous a pas tout révélé, si nous avions une connaissance égale à la sienne, nous ne serions pas les êtres imparfaits, limités, que nous sommes. Mais nous pouvons émettre des hypothèses, et la plus probable est que Dieu a voulu avoir avec les hommes une relation d’amour réciproque. Dieu avait choisi les hommes pour compagnons, mais les hommes n’avaient pas choisi Dieu ; en Éden, ils étaient innocents, ne connaissaient pas le mal, être avec Dieu pour eux n’était pas un choix. Pour qu’ils puissent choisir Dieu, il fallait qu’ils soient confrontés à un principe qui soit tout le contraire de Dieu. C’est là qu’ils ont fait le mauvais choix.

 

Mais tout n’est pas perdu, loin de là ! Voyons maintenant la solution apportée par Dieu au problème du mal.

 

 

Le plan de salut de Dieu :

Les hommes étant dorénavant séparés de Dieu, pour qu’ils reviennent à lui il fallait que Dieu se fasse connaître d’eux. L’humanité étant maintenant éparpillée sur toute la terre, ayant divers langages et diverses coutumes, il était compliqué de le faire partout et en même temps. Dieu a donc choisi une méthode progressive.

 

Il s’est d’abord fait connaître à un petit nombre d’êtres humains en créant de toutes pièces un peuple lui appartenant en propre, c’est le peuple juif, avec qui il scella une alliance. Il a donné à son peuple un pays, Israël, une « loi », et un service sacerdotal. La Loi et le Sacerdoce avaient pour but de montrer la sainteté de Dieu qui est en toutes choses l’opposé de la nature humaine.

 

La Loi, donnée au peuple juif par l’entremise de Moïse est un ensemble de règles, un véritable code civil de plus de sept cents lois, qui peuvent se résumer par le début de la Loi, que l’on appelle généralement les Dix Commandements.

 

Il était précisé que devant Dieu, se rendre coupable envers un commandement revenait à être coupable envers tous. Or, il est totalement impossible de ne pas enfreindre au moins l’un de ces commandements ! Le but de la Loi était donc de montrer à ceux qui la respectaient, qu’il était impossible aux hommes d’être « saints », c’est-à-dire, sans péché. La loi avait en fait valeur d’éducation sur la différence entre la nature des hommes et celle de Dieu (Galates 3 :24).

 

Le respect de la Loi ne peut pas apporter la réconciliation avec Dieu, ne peut pas procurer la vie éternelle, car personne n’est capable de respecter la Loi dans son intégrité.  La Loi sert à montrer ce que devrait être l’être humain s’il possédait la même nature que Dieu, s’il était « saint ».

 

Le Sacerdoce : parce que les hommes ne pouvaient être « sauvés », délivrés du mal qui est en eux par le respect de la Loi, Dieu a remédié à cela en donnant au peuple juif un culte religieux devant se dérouler en un lieu précis et comporter des sacrifices détaillés par Dieu. Le lieu, Tabernacle dans le désert, puis Temple à Jérusalem, était composé d’un parvis extérieur pour les sacrifices d’animaux, et à l’intérieur, de deux salles. Dans la première, le Lieu Saint, les prêtres officiaient à longueur d’année. Dans la seconde, appelée Lieu très Saint, ou Saint des Saints, demeurait la présence de Dieu au-dessus du couvercle d’or de l’Arche de l’Alliance. Dans ce couvercle creux, une fois par an (Yom Kippour), le Grand Prêtre versait le sang du sacrifice offert pour l’expiation des péchés du peuple juif. Les deux salles étaient séparées par un rideau très haut et très lourd, et quiconque, en dehors du Grand Prêtre au jour choisi, pénétrait dans le Saint des Saints était immédiatement frappé de mort.

 

Ceci était bien entendu symbolique de la séparation obligée entre les hommes pécheurs et Dieu, seul saint.

 

Les sacrifices : ils étaient accomplis selon un rituel précis fixé par Dieu et étaient offert en expiation pour les péchés. En dehors du sacrifice annuel de Yom Kippour, offert pour tout le peuple, il y avait des sacrifices tous les jours, rituels et individuels. Pourquoi ce sacerdoce répugnant de sacrifices d’animaux ? Dieu explique l’importance du sang : sans le sang il n’y a pas de vie, le sang est donc l’essence même de la vie :

 

Car la vie de la chair est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel, afin qu’il serve d’expiation pour vos âmes, car c’est par la vie que le sang fait l’expiation.

(Lévitique 17:11)

 

Ce que Dieu signifiait avec les sacrifices, c’est que pour avoir la vie auprès de Dieu, la vie éternelle, il faut que le péché de l’homme soit « lavé », expié, et que cette expiation ne peut se faire qu’avec le sang, parce que le sang donne la vie.

 

L’animal sacrifié représentait l’homme qui en raison de sa nature de pécheur méritait la mort. L’animal était mis à mort à la place de l’être humain coupable devant Dieu.

 

Il était précisé que les sacrifices ne pouvaient être offerts qu’avec des animaux parfaits, sans taches, sans défauts, et il fallait que les prêtres (ou sacrificateurs) performant les sacrifices passent par différents stades de purification préalables, en raison de leur nature de pécheurs.

 

La Loi et le Sacerdoce étaient donc imparfaits car les hommes sont imparfaits ; même après la purification, les prêtres demeuraient quand même des êtres humains dont la nature était entachée par le péché, le mal. Leur seule valeur était celle d’enseignement et de symbole d’une solution parfaite à venir.

 

La solution parfaite :

 Dès la faute des premiers hommes, Dieu leur avait fait une promesse de réparation totale et définitive. Il dit au « serpent » représentant le mal, le péché :

 

« Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle–ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon. » (Genèse 3 :15)

 

Cela veut dire que quelqu’un qui sera engendré par « une femme », fera la guerre au mal engendré par « le serpent ». Dans cette lutte, l’enfant de « la femme » sera vainqueur, mais au prix d’une blessure causée par « le serpent ».

 

Dans le Nouveau Testament, il est écrit :

 

"Lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi, afin qu’il rachète ceux qui étaient sous la loi". (Galates 4:4)

 

Il n’y a qu’une seule personne qui soit le fils « d’une femme », tous les êtres humains naissent d’un homme et d’une femme. La promesse faite dès la faute des coupables ayant fait entrer le mal dans le monde était donc celle de la venue dans ce monde de Jésus Christ, le seul à être le descendant d’une femme, et né « sous la Loi », c’est-à-dire au sein du peuple juif.

 

La promesse de Genèse 3 :15 est donc que Jésus Christ serait vainqueur du mal !

 

Comment cela est-il possible ?

 

Par les sacrifices d’expiation donnés au peuple juif, Dieu avait enseigné que seul un sacrifice de sang peut procurer l’expiation, c’est-à-dire, effacer le péché. Tous les sacrifices étaient imparfaits : un animal n’est jamais parfait, les sacrificateurs étaient des hommes, donc des pécheurs.

 

Mais avec le sacrifice de Jésus Christ sur la croix, Dieu procure aux hommes un sacrifice d’expiation parfait. Jésus  dit qu’il est venu dans le monde pour s’offrir lui-même en sacrifice pour les péchés (Jean 10 :17-18). A la crucifixion, il a donc été à la foi l’offrande du sacrifice, et le sacrificateur.

 

Parce qu’il est parfait, saint, sans péché, Dieu incarné,  Jésus Christ a offert pour l’expiation des péchés un sacrifice dans lequel l’offrande est sainte et le sacrificateur saint. Un sacrifice parfait.

 

De même qu’au temps des sacrifices, un animal était chargé des péchés d’un homme et les écartait de lui (le « bouc émissaire » de la Bible), Jésus s’est chargé de nos péchés et il est mort à notre place. Nous méritons de mourir car avec le mal qui est en nous nous ne pouvons pas vivre auprès de Dieu, mais en expiant à notre place, le Christ a détruit la séparation que le mal avait dressée entre nous et Dieu.

 

Dieu a ensuite ressuscité Jésus Christ, montrant ainsi que ce sacrifice parfait lui donnait entière satisfaction. La justice de Dieu exigeait un châtiment pour le mal en chacun de nous, avec le sacrifice de la Croix, le prix du péché a été payé.

 

C’est pourquoi la Crucifixion est une victoire, c’est la victoire sur le mal. Le mal a été introduit dans le monde par un homme, par un autre homme, Jésus Christ, son pouvoir a été détruit.

 

Ce salut en Jésus Christ représente une nouvelle alliance de Dieu avec les hommes, cette alliance n'est plus réservée à un seul peuple, elle est pour toutes les nations de tous les temps.

 

Comment bénéficier de cette victoire sur le mal ?

Tous les êtres humains viennent au monde avec le mal imprégné dans leur nature. Dieu dit que tous les hommes sont pécheurs, donc coupables, et qu’aucun d’eux ne mérite d’entrer dans son royaume (Romains 3 :23). Contrairement à une idée reçue qui a la vie dure, en venant au monde, nous ne sommes pas les enfants de Dieu, mais les enfants du mal.

 

Pendant des siècles des hommes ont tenté d’obéir à la Loi de Dieu sans jamais y parvenir. Cela démontre qu’aucun être humain ne peut obtenir la grâce de Dieu par ses propres efforts. Personne n’est capable de mériter d’être sauvé de la condamnation entraînée par le péché.

 

Pour Dieu, tous les hommes sont coupables et tous méritent la mort (Romains 6 :23), c’est-à-dire qu’aucun être humain ne mérite la vie éternelle. Tout ce que nous pouvons faire par nos efforts personnels ou religieux ne sera jamais parfait, ne pourra jamais satisfaire la justice de Dieu.

 

Mais depuis le sacrifice expiatoire du Christ, nous pouvons échapper à la condamnation.

 

Nous pouvons être gratuitement sauvés de la condamnation, en nous appropriant par la foi le bénéfice du sacrifice de Jésus Christ. Notre péché est alors lavé par son sang.

 

Voici comment Jésus lui-même a expliqué cela :

 

« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3 :16)

 

 Croire en Jésus Christ ne veut pas dire croire en son existence historique, cela signifie croire que son sang versé sur la croix nous lave du péché qui est en nous, nous réconcilie avec Dieu, détruit le mur de séparation entre Dieu et nous, et nous assure la vie éternelle.

 

Même au sein d’une famille chrétienne, personne ne vient au monde en étant chrétien, on ne peut le devenir qu’avec une foi totale dans l’œuvre du Christ sur la Croix. Jésus appelle cela une nouvelle naissance. Il dit :

 

« En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. » (Jean 3 :3)

 

 Après être passé par une naissance humaine, ce n’est pas par nos efforts ou des rites religieux que nous pouvons acquérir la vie éternelle auprès de Dieu, c’est uniquement par une renaissance spirituelle.

 

 

 Comment passer par cette nouvelle naissance :

-             En reconnaissant que nous sommes pécheurs (repentance). Cela revient à confesser nos fautes à Dieu et en être désolés.

-           En faisant totalement confiance au sacrifice du Christ pour annuler la condamnation éternelle qui pèse sur nous (foi).

 

Le salut, c’est-à-dire le pardon des péchés et la réconciliation avec Dieu, nous est alors gratuitement accordé par Dieu, sans que nous n’ayons rien à accomplir pour cela, ni bonnes œuvres, ni rites religieux.

 

Le jugement du mal :

 Avec ce que nous voyons aujourd’hui dans le monde, nous pouvons croire que Dieu laisse faire et qu’il laisse le mal impuni. Ceci est faux. Il explique que nous vivons aujourd’hui au temps de sa patience, afin que le plus grand nombre d’êtres humains puissent renaître spirituellement par la foi en Christ.

 

« Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques–uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. » (2 Pierre 3:9)

 

Mais le mal est déjà jugé et les jugements de Dieu sont sûrs et certains.

 

Jugement individuel : les personnes qui de leur vivant n’auront pas mis toute leur foi en Christ sont condamnées, elles seront jugées et n’auront pas la vie éternelle. Celles qui auront cru possèdent déjà la vie éternelle, ce qui ne peut pas leur être enlevé car cet acquis ne repose pas sur leurs propres mérites, mais uniquement sur le mérite du sacrifice de Jésus Christ.

 

« Celui qui croit en lui (Christ) n’est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. »

 

(Jean 3 :18)

 

Jugement du monde : Dieu a prévu un jour où sa patience prendra fin. Les individus qui n’ont pas cru en Christ seront condamnés et notre monde corrompu par le mal sera détruit.

 

"Au jour du Seigneur les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée."

(2 Pierre 3:10)

 

 Le mal, dans les hommes et dans le monde ne restera donc pas impuni.

 

La vie éternelle :

Tous ceux de tous les âges qui auront mis leur foi en Jésus Christ entreront dans le Royaume de Dieu. Ils vivront éternellement auprès de Dieu, dans un univers nouveau où ni le mal, ni la souffrance, ni la mort n’existeront, comme Dieu nous l’annonce par cette vision de l’apôtre Jean :

 

"Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus. Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux. J’entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui–même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus ; il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu." (Apocalypse 21:1-4)

 

La boucle est ainsi bouclée ! Ce que Dieu avait voulu avec la création du monde et des êtres humains est accompli : les hommes qui lui auront obéi en mettant leur foi en Christ vivront éternellement avec lui une relation d’amour réciproque dans un monde parfait.

 

Pour cela quelle forme de christianisme devons-nous choisir ? C’est ce que nous verrons à la page suivante.

 

Religion traditionnelle ou foi biblique ?